ce poéme a du être ecrit pour moi !
De l'art de la Laideur
O quand je te vois, je suis horrifié. Tu resplendis de toi-même et tu te pares d'atouts crasseux et puants. Ils débectent les innocentes âmes, perdues dans tes méandres crapuleux et audacieux de tant de méprise pour la pureté.
O pureté, que tu salis de toute ton allonge aussi fragile que visqueuse, tu la possèdes et la scléroses. Tu la prives de sa splendeur à la ferveur de tes faiblesses. Tu fais de sa candeur une force dont tu uses pour attirer les badauds.
O toi, tu les convoites et leur proposes, insidieuse, toute ta luxure dont tu disposes. Tu es ce que tu es, et pourtant tu plais. Les mécréants t'arrachent, te désirent, te possèdent, et jamais tu ne les satisfais. Tu horripiles mais tu attaches. Tu contractes mais tu relâches. Tu noues moult partenariats avec des alliés tout aussi puants que toi !
O misère, l'une d'entre eux ! Tu joues avec, pire encore, tu te joues d'elle ! Tu l'utilises, et tu la croques, pour parvenir à tes fins ! Resplendis encore, de honte et de couardise !
O Bacchus, souvent elle coule par tes faveurs, dans le nectar perfide de ton sang, et tu la protèges, l'aides au moins à réaliser son dessein. Tes bacchantes, coupables, complices au moins de sa prolifération, je voudrais ne pas les croiser, ne pas les voir.
O Hermès et Arès, vous complices de sa puissance, par vos perfidies rusées, et combatives, vous la servez !
Et toi, finalement, Hadès, souverain de ton obscur royaume, tu as bien travaillé ! Toute à ton image, tu l'as parfaite ! IL l'a fait à son image, tu t'es vengé ! Tu lui as envoyé sa dualité !
O toi à qui je m'adresse, retourne t'en à tes bas-fonds misérables, trépasse dans tes sombres et opulentes entrailles d'airain, écarte toi de ma route, que je ne goutte à tes immondes mamelles nourrissant la vermine que tu contamines toi-même !
auteur inconnue